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Cancer du col de l’utérus : De l’espoir avec une immunothérapie de 2e génération

 

A l’occasion du plus grand rendez-vous annuel consacré au cancer (ASCO 21), organisé par l’American Society of Cancer Oncology et qui se déroule en ligne entre le 04 et le 08 juin 2021, plus de 4500 études ont été présentées dont certaines laissent entrevoir un véritable espoir pour les malades souffrant de pathologies cancéreuses qui ne répondent pas aux traitements mis en place.

C’est le cas pour les chercheurs de l’Institut Bergonié de Bordeaux et Gustave-Roussy à Villejuif (France) qui se sont distingués par une étude sur une immunothérapie dite de deuxième génération dans le cancer du col de l’utérus.

Pour le Pr Antoine Italiano, directeur du programme de médecine de précision à Gustave-Roussy et responsable de l’unité d’essais précoces à l’Institut Bergonié de Bordeaux : « si ce cancer est diagnostiqué à temps, la chirurgie, avec ou sans radiothérapie et chimiothérapie, permet d’atteindre un taux de survie d’environ 63 % à 5 ans. Mais le risque de rechutes s’élève à 20 – 30 % et certains cancers peuvent se révéler inopérables d’emblée ».

C’est pourquoi, cette équipe de recherche s’est consacrée depuis 2015 à l’évaluation de la portée de l’immunothérapie de première génération (type anti-PD-1 et anti-PD-L1) dans les cas de cancers du col de l’utérus. Face à son efficacité jugée « insuffisamment probante », les spécialistes ont continué à explorer d’autres voies, parvenant à cet essai clinique fort prometteur dont la stratégie consiste à combiner un anti-PD-L (l’atézolizumab) à une molécule d’immunothérapie innovante de 2e génération (le simlukafusp alfa). Une combinaison qui semble gagnante puisque l’atézolizumab permet aux lymphocytes de reconnaître les cellules tumorales comme ennemies et le simlukafusp alfa booste la réponse des lymphocytes tueurs dits (natural killers).
Sur les 47 patientes ayant participé à cet essai clinique, en recevant toutes les 3 semaines et ce pendant 18 mois, une perfusion combinant atézolizumabet et simlukafusp alfa, une réduction de plus de 30 % de la tumeur a été constatée chez 27 % d’entre-elles.

Des résultats prometteurs qui redonnent espoir aux patientes.

Synthèse Hassina A.