Cancer colorectal: les médicaments innovants ont amélioré l’état de santé des malades

La lutte contre le cancer se poursuit, laborieusement il est vrai, mais des efforts sont déployés en vue d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cancer. L’acquisition, ces dernières années, de médicaments innovants par les établissements hospitaliers du pays est un pas de plus dans cette lutte, notamment en matière de traitement du cancer colorectal.

Le professeur Mohamed Oukkal, chef de service oncologie du CHU Hassani-Issad de Beni Messous l’a souligné ces derniers jours en mettant l’accent sur l’amélioration du traitement de ce type de cancer aussi bien sur le plan qualitatif et que celui quantitatif, et ce bien évidemment grâce à l’avancée de la médecine mais aussi avec le recours aux médicaments innovants introduits dans nos hôpitaux.

Le professeur Oukkal a affirmé dans ce sens dans une intervention en marge d’un colloque scientifique organisé samedi dernier autour du thème « Innovation et personnalisation du traitement dans les cancers colorectaux métastasiques », que certains cas de cancer colorectal, même à un stade très avancé, « sont désormais curables grâce au progrès enregistré sur le terrain et à l’introduction des médicaments innovants au niveau des hôpitaux nationaux ».

Le spécialiste n’a pas manqué de préciser que de ce fait, « l’utilisation des médicaments innovants a favorisé, après la chimiothérapie et la chirurgie, la guérison de plusieurs cas, dont des patients souffrant de la maladie depuis 10 ans ».

L’application de ce type de traitement, qui se fait sur la base d’analyses médicales spécifiques et sous certaines conditions « a grandement contribué à l’amélioration de l’état de santé des malades » a ajouté le professeur Oukkal, qui a pris part à un colloque au cours duquel plus de 450 professionnels de santé algériens entre oncologues, chirurgiens et anatomopathologistes ont pu se mettre au diapason quant aux derniers développements enregistrés dans cette spécialité, et de mettre à jour leurs connaissances en la matière.

Durant cette rencontre, des spécialistes se sont exprimé sur le thème, comme c’est le cas du professeur Adda Bounedjar, chef de service d’oncologie au CHU de Blida, qui a indiqué que 4500 nouveaux cas de cancer du colorectal sont enregistrés dans notre pays selon le registre national du cancer (2015), il a préconisé par la même occasion un changement du régime alimentaire de la société.

Un des participants étrangers, le professeur René Adam, responsable de l’unité de chirurgie hépatobiliaire, cancer et transplantation à l’hôpital Paul Brousse (France), a souligné l’existence de certains médicaments innovants prescrits aux malades en période péri-opératoire qui « ont révolutionné le monde de la médecine de par la prise en charge du cancer et l’optimisation de la qualité du traitement » et qui ont renforcé « le traitement ciblé visant les cellules cancéreuses et l’immunothérapie destinée à environ 10% des malades» selon le même intervenant qui a mentionné que « ces progrès sont une preuve d’une avancée sans égale dans la prise en charge des cancéreux ». Si le comportement alimentaire et le développement industriel sont connus pour être l’origine du cancer colorectal, ce n’est pas tout. Pour ce même spécialiste, « la science n’est pas parvenue totalement à définir les véritables facteurs de propagation du cancer colorectal, à l’exception de certains cas familiers faciles à prendre en charge ». L’importance du dépistage précoce a été souligné par le professeur René Adam qui le présente comme moyen de prévenir cette maladie.

Nadia Rechoud