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ça se passe comme ça dans la capitale du pays : Les trottoirs comme salles d’attente

 

L’attente dans les hôpitaux est pénible, mais que dire quand il faut prendre son mal en patience à l’extérieur de certains centres de santé et aller jusqu’à investir le trottoir ?

Les passants et les automobilistes, au niveau de l’établissement hospitalier spécialisé en consultation d’endocrinologie Mohamed GHINOUZE sis à Belcourt ou de la clinique pour cancéreux de la Larbi Tebessi de Sidi-Mhamed, ne peuvent qu’être choqués en voyant ces malades et leurs accompagnateurs assis à même le trottoir en attendant leur tour. Résignés, ils le sont, mais en colère parce qu’ils s’estiment touchés dans leur dignité.

« Nous n’avons pas d’autres choix, c’est de notre santé qu’il s’agit et nous sommes là pour que nous soyons pris en charge, mais ce n’est pas de cette façon » lance une femme.

Adossés au mur pour certains, assis sur le trottoir et les pieds sur la chaussée, avec le risque d’être touchés par les voitures passantes, pour d’autres, les malades et leurs accompagnateurs offrent une image inacceptable et désastreuse du fait qu’elle parce qu’elle reflète un sentiment de non-respect au citoyen de façon générale et pour le malade en particulier.

Au niveau de l’établissement Mohamed Ghinouze, des malades venus de plusieurs wilayas se bousculent devant une lucarne donnant sur l’extérieur et qui fait office de guichet de réception de dossiers et d’information. En l’absence d’agents d’ordre, peu d’entre-eux portent la bavette de protection, et aucun ne respecte la distanciation physique recommandée par les autorités sanitaires. Du coup, le lieu devient un foyer à risque.

« Rien ne les empêche de disposer des chaises sur le trottoir pour chacun des accompagnateurs, mais ils sont tenus de faire rentrer les malades en appliquant bien évidemment les gestes barrières par rapport au Covid-19 » souligne une jeune femme qui a accompagné sa mère.

Cet état des lieux exige un examen urgent de la situation en vue de trouver une solution adéquate à même de rendre aux malades leur dignité et leur garantir une réception plus humaine et une prise en charge à la mesure des attentes des malades.

Nadia Rechoud