Avec 500 cas par mois, Jijel, le nouveau foyer de la covid-19

Les services sanitaires de la wilaya de Jijel tirent la sonnette d’alarme face à une hausse considérable des nombres de consultations relatives aux cas de la Covid-19 au niveau des établissements hospitalières de la wilaya.

En effet, depuis quelques jours, Jijel compte parmi les wilayas les plus touchées par le coronavirus et le personnel médical fait état d’une propagation alarmante.

Selon des sources sanitaires, les services dédiés à la prise en charge des patients atteints de coronavirus enregistrent une moyenne de 40 décès par mois, depuis le mois d’août. S’agissant du nombre des cas Covid- 19, la wilaya de Jijel enregistre durant les trois derniers mois, une moyenne de 500 cas par mois. Alors que durant les mois de mai, juin et juillet dernier, la moyenne des cas ne dépassait pas les 30 personnes par mois.

Les spécialistes de la santé expliquent cette hausse par un relâchement total de la population par rapport aux mesures barrières ces derniers mois.

« La peur doit être un marqueur de prise de conscience et de vigilance »

 

Contacté par le journal Esseha, le docteur Diaeddine Bouab, endocrinologue-diabétologue, explique la situation épidémiologique au niveau de la wilaya de Jijel.

« La baisse des cas de coronavirus enregistrée durant les mois de mai, juin et juillet à mis la population en confiance et que Jijel était à l’abri de cette pandémie. Mais depuis la fin du mois de juillet dernier, nous avons constaté un relâchement par rapport aux mesures barrières. La situation sanitaire actuelle est le résultat du non-respect de la plupart des citoyens des mesures de prévention dont le port de masque, la distanciation physique et le regroupement », explique le Dr Bouab, relevant que ce relâchement total de la population et le non-respect des mesures barrières, constatés depuis le mois d’août, ont coïncidé avec l’ouverture des plages, des restaurants, des cafés, des rassemblements familiaux, les célébrations de mariage et les fêtes dans le domicile familial. Cette situation a fait que la courbe soit ascendante depuis plusieurs semaines.

Pour le spécialiste, la rentrée scolaire qui est devenue une nécessité pédagogique et sociale sera « un mal pour un bien ».

La peur des parents pour leurs enfants doit être un marqueur de prise de conscience et de vigilance pour protéger leurs familles. « Certes, cette pandémie a duré longtemps, mais il faut s’habituer à vivre avec ce virus dans un esprit de vigilance.

De son côté, le personnel médical au niveau des structures sanitaires de la wilaya fait des appels de détresse et des compagnes de sensibilisation, face à cette situation épidémiologique, ainsi que la nécessité de prendre les mesures de prévention adéquates mais surtout de freiner la propagation de la pandémie dans la wilaya.

De Jijel, Kinan Meliani

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