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Au CHU Benzerdjeb d’Oran :Un professeur dénonce le manque d’oxygène

La scène filmée et partagée aujourd’hui ne dure qu’un peu plus d’une minute, montrant un échange assez sec et virulent entre un professeur Hospitalo-Universitaire, Abdelatif, et le gestionnaire du Chu Benzerdjeb d’Oran (CHUO) et le wali d’Oran, Abdel Kader Jallaoui, lors d’une séance de travail, s’étant tenue ce dimanche regroupant les membres du conseil scientifique et les deux responsables cités plus haut.
Si la rencontre tenue ce dimanche au CHUO, devait permettre de dresser les besoins des professionnels de la santé faisant face à l’épidémie de Covid-19 et de dégager les solutions pour répondre à la pression des cas très nombreux de Covid-19, a bien été filmé, seuls quelques extraits avaient été rendus publics jusqu’ici. Le passage qui suscite aujourd’hui moult réactions sur les réseaux sociaux montre ce professeur dénoncer le manque d’oxygène dans l’hôpital « Nous avons des statistiques qu’on peut vous montrer aujourd’hui des gens meurt par manque d’oxygène et cela est très grave.. » rajoutant qu’il n’y a pas de poste d’oxygène de partout. La réaction de ses deux interlocuteurs a été express le wali et le D.G ne laissant même pas ce professeur finir ses propos. Le wali en premier s’offusquera d’entendre parler de manque d’oxygène alors dit- il qu’il connait personnellement un producteur d’oxygène qui est installé à Oran et qui est capable de fournir les besoins. Le DG du Chuo prenant la parole aussi s’offusque remettant en cause les propos du professeur énumérant les quantités d’oxygène qui serait disponible empêchant de laisser la parole au professeur dont on entend qu’il tente de répondre à son interlocuteur. Cet échange montre en fait le décalage profond qu’il y a entre les professionnels de la santé qui sont sur le terrain avec les soignants et les médecins, la pression qu’ils ont , la difficulté d’assurer la prise en charge des malades et sauver des vies avec des moyens qui ne sont pas à la hauteur de la situation, d’une part. Et de l’autre des gestionnaires, des administratifs qui ne semble pas en osmose avec les soignants rejetant les témoignages des professeurs, qui disent la réalité prévalant aujourd’hui au CHUO d’autant que la question de l’oxygène n’est pas seulement une question de gestion de stock mais de postes à oxygène qui n’ont pas été réalisé dans tous les services.
Driss Mokkadem