« Après le cancer de l’utérus, la guérison »

« Ma mère avait des saignements qu’on pouvait assimiler à des menstruations alors qu’elle était ménopausée depuis une dizaine d’années, elle était loin de penser qu’elle avait un cancer de l’utérus ». Sonia évoque la maladie de sa maman avec beaucoup d’émotion et se souvient de la frayeur qui s’est emparé de tous les membres de sa famille. « La seule évocation du nom de cette pathologie donne froid dans le dos. En plus, il fallait faire face aux questions de mes frères sur le type de son cancer alors que c’est l’une d’entre nous, ses filles, qui l’accompagnaient chez le gynécologue. Ce n’était pas du tout facile pour elle d’affronter sa maladie ainsi que les questions de mes frères ». Mais il fallait se rendre à l’évidence et y faire face dit la jeune femme. Diagnostic, puis abattement, puis une bonne dose de courage puisée les uns chez les autres pour soutenir la maman terrifiée. « Au début, nous ne savions pas trop comment nous en sortir tous, mais nous avions décidé de faire confiance à la médecine. Le chirurgien avait parlé avec elle, lui affirmant qu’il allait procéder à l’ablation de la tumeur, mais qu’il pouvait très bien recourir à l’extraction de l’utérus, selon l’étude qui allait être faite de son cas ». C’est finalement la deuxième option qui avait été retenue au lendemain de l’hospitalisation de l’intéressée. « Aujourd’hui, après cinq ans, ce n’est qu’un mauvais souvenir. Notre mère se porte bien et on peut dire qu’elle s’en est tirée à bon compte par rapport aux femmes qui sont jeunes et qui n’auront pas la chance d’avoir des enfants. Mais la vie n’a pas de prix ».  

Rachida Merkouche

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