fbpx

Alzheimer : Les 7 stades de la maladie

Selon le Dr Barry Reisberg, chef de clinique de la New York University School of Medicine’s Silberstein Aging and Dementia Research Center, la maladie d’Alzheimer peut être définie en sept stades, ce qui permet de donner un aperçu sur l’évolution de la maladie.

Stade 1 : la personne est tout à fait normale et ne présente aucun symptôme de démence ou de trouble de la mémoire.

Stade 2 : La personne présente un très léger déficit cognitif avec des petits trous de mémoire concernant l’oubli de mots courants …etc. Toutefois, et à ce stade, aucun symptôme de démence n’est décelé ni par le médecin traitant, ni par l’entourage.

Stade 3 : Le déficit cognitif est un peu plus important même s’il demeure léger.

Là, le patient affiche quelques signes de déficit qui ne passent pas inaperçus aux yeux de leur entourage. Quant au médecin, il peut constater à l’examen des « difficultés à trouver le bon mot, le nom d’une personne ou un numéro de téléphone, difficultés à effectuer certaines tâches (dans un contexte social ou professionnel), difficultés à se souvenir de quelque chose qu’on a lu, difficultés à organiser ou planifier…etc »

Stade 4 : C’est le stade précoce de la maladie où l’examen médical ne fait que confirmer l’évidence de l’existence de la maladie.

Parmi les symptômes, il y a « l’oubli d’événements récents, altération de la capacité à résoudre des calculs mentaux, notamment le décompte de 7 en 7 à partir de 100, difficultés accrues à exécuter des tâches complexes, telles que la préparation d’un diner pour des invités, le règlement des factures ou la gestion des comptes, l’oubli de son propre passé », ce à quoi viennent s’ajouter des « sautes d’humeur ou un effacement, notamment dans des situations socialement ou mentalement éprouvantes ».

Stade 5 : c’est le stade intermédiaire de la maladie avec un déficit cognitif modérément sévère se matérialisant par des troubles de la mémoire et du raisonnement.

Les personnes sont, en effet, « incapables de se souvenir de leur propre adresse ou numéro de téléphone ou encore du lycée ou du collège qu’elles ont fréquenté, désorientées sur le plan temporo-spatial, ont des difficultés à résoudre des problèmes mathématiques simples, comme effectuer un décompte de 4 en 4 à partir de 40 et de 2 en 2 à partir de 20, ont besoin d’aide pour choisir des vêtements adaptés à la saison ou à une occasion particulière, elles peuvent encore se souvenir encore d’événements importants de leur vie ou de celle de leur famille, peuvent encore être autonome pour manger ou aller aux toilettes ».

Stade 6 : à ce stade, le déficit cognitif est sévère. Les troubles de la mémoire continuent d’empirer, des modifications de la personnalité peuvent apparaître et les personnes ont besoin d’une aide au quotidien.

Par ailleurs, les personnes peuvent « ne plus se souvenir d’événements récents de leur vie ou de celle de leur entourage, se souvenir de leur propre nom, mais avoir du mal à se souvenir de leur passé, faire la différence entre des visages familiers et inconnus, mais avoir du mal à se souvenir du nom de leur conjoint, avoir besoin d’aide pour s’habiller convenablement et, sans supervision, faire des erreurs (par exemple, mettre leur pyjama ou chemise de nuit par-dessus leurs vêtements ou inverser leurs chaussures), avoir des troubles majeurs au niveau du rythme de sommeil (dormir le jour et être actif la nuit), avoir besoin d’aide pour certains gestes liés à la toilette (par exemple, tirer la chasse d’eau, s’essuyer ou jeter le papier usagé), souffrir de plus en plus souvent d’incontinences urinaires ou fécales, subir des modifications majeures de la personnalité ou du comportement, notamment ressentir de la défiance, avoir des hallucinations (croire, par exemple, que les membres du personnel soignant sont des imposteurs) ou présenter des troubles obsessionnels compulsifs comme se tordre les doigts ou déchirer du papier, avoir tendance à errer ou à se perdre ».

Stade 7 : C’est le dernier stade où le déficit cognitif est très sévère. Là, la personne atteinte d’Alzheimer « ne peut plus échanger avec son entourage, avoir une conversation ou contrôler ses gestes. Elle peut juste prononcer quelques mots ou phrases ».

Au cours de la phase terminale de la maladie, « la personne n’est plus capable d’interagir avec son entourage, d’avoir une conversation, ni de contrôler ses gestes. Elle peut encore prononcer des mots ou des phrases. L’attention requise est entière car la personne atteinte de la maladie nécessite une aide pour manger, pour aller aux toilettes. En revanche, elle n’est plus capable de sourire, de se tenir assise et de lever la tête. Quant aux réflexes, ils deviennent anormaux avec un raidissement des muscles. C’est là que surviennent les difficultés de déglutition ». 

Kamir B.