Alzheimer : Des pistes thérapeutiques explorées

La prise en charge d’un malade atteint de la maladie d’Alzheimer est multidimensionnelle, combinant à la fois hygiène de vie, traitements médicaux, activités ou dispositions médico-sociales.

Les spécialistes préconisent que le malade continue autant que possible à s’adonner à ses activités habituelles. Concernant la prise en charge médicale, étant donné qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de traitement miracle qui guérirait de la maladie, des prescriptions médicales, notamment dans les cas modérés, permettent de soulager les symptômes.C’est le cas des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase qui aident à ralentir la perte des facultés cognitives.

Par contre, et dans les cas les plus avancés, outre les antiglutamates, les patients se voient aussi prescrire des antidépresseurs afin d’améliorer le sommeil et la qualité de vie des malades.

Certes, les traitements n’arrêtent pas la maladie mais, en général, ils ralentissent la dégradation de l’état du patient voire ils le stabilisent, dans certains cas.

Toutefois, il faut savoir que des études menées à grande échelle ont prouvé que l’arrêt de ces traitements diminuait la durée de vie autonome des malades, celle-ci se dégradant très vite.

Concernant l’immunothérapie qui est, actuellement, l’une des pistes les plus explorées pour le développement d’un traitement contre l’Alzheimer, il faut savoir que celle-ci consiste à injecter des anticorps dirigés contre le peptide (immunothérapie passive) ou à vacciner le patient contre le peptide bêta amyloïde (immunothérapie active).

Les premiers tests n’ont pas répondu aux attentes des chercheurs et se sont avérés décevants, aussi, d’autres anticorps anti-amyloïde plus performants sont en cours de test. De plus, la suppression des plaques amyloïdes ne suffisant pas à elle seule à stopper l’évolution de la maladie, plusieurs essais d’immunothérapie ciblent aujourd’hui la protéine tau.

A cela s’ajoutent d’autres approches, toujours au stade de l’essai clinique mais ce qui ressort, c’est que la recherche s’oriente de plus en plus vers un traitement précoce, avant même l’apparition des premiers symptômes de la maladie.

Hassina Amrouni

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