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Accidents domestiques durant le ramadhan : Les enfants payent pour le manque de vigilance des parents

Les risques d’accidents domestiques durant le ramadan font l’objet chaque année de campagnes de sensibilisation pour réduire le nombre d’accidents touchant surtout les enfants. En effet, les accidents domestiques prennent, de plus en plus, d’ampleur, durant le mois de Ramadan. Et les brûlures viennent en tête de liste. Du début du mois sacré jusqu’à sa fin, les structures de santé reçoivent, quotidiennement, des dizaines d’enfants victimes de brûlures de différents degrés. Certains présentent des brûlures du 3ème degré, ils ont été ébouillantés : des marmite de harira, des théières, de l’huile chaude se sont renversées sur eux.

La Direction de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière tire la sonnette d’alarme contre les accidents domestiques et met en garde les parents sur ce phénomène, qui ne cesse d’augmenter, surtout que les statistiques du service de la prévention indiquent que les accidents domestiques augmentent, en ce mois.

Rien qu’à Alger, et durant le ramadan de l’année dernière, la clinique centrale des grands brûlés « Pierre et Claudine Chaulet » a enregistré plus de 500 cas de brûlure durant le ramadhan 2018 dont la majorité concernait des enfants. Ces chiffres sont avancés par le chargé du plan national de prise en charge des brûlés au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Khalil Réda Hadj Maati.

La même source met en garde contre les accidents domestiques notamment les brûlures qui enregistrent une augmentation notable entre 30 et 40% durant le mois sacré, faisant état de plus de 500 cas reçus par la clinique durant le mois de ramadhan dernier dont la majorité était des nourrissons et des enfants âgés de moins de 15 ans.

Le même responsable a déploré la survenance de ces accidents qui provoquent de dangereuses blessures, souvent, juste avant el Iftar, ajoutant que ces blessures qui laissent des cicatrices pourraient conduire à l’amputation ou même à la mort.

A ce propos, le chirurgien a fait savoir que le nombre d’enfants brûlés notamment les nourrissons atteint son pic durant le mois sacré, affirmant que ce phénomène qui constitue « un lourd fardeau sur la santé publique » se produit pendant les dernières minutes précédant El Iftar et Essouhour, deux périodes où la vigilance diminue.

Par ailleurs, le réchaud à gaz trépied (Tabouna) utilisé par 90% des familles algériennes, demeure la principale cause de ces accidents.

Il a recommandé aux parents de ne pas laisser leurs enfants approcher les réchauds et les fours pour éviter les risques de brûlures qui sont généralement de « 2e et de 3e degré ».

Il préconise également à la mère de ne pas laisser les détergents à la portée des enfants qui sont tout aussi dangereux que les réchauds à gaz et les cuisinières et qui peuvent être mortels.

La clinique centrale accueille annuellement quelque 5.000 cas de brûlures des différentes régions du pays, dont des cas de brûlures dues à des chocs électriques qui engendrent une amputation des membres supérieurs et des handicaps.

Tinhinane B.

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