Coronavirus: la propagation du virus dans les abattoirs a-t-elle un impact sur la viande?

 

En France, en Allemagne et dans d’autres pays, les cas de contamination au COVID-19 sont fortement signalés dans les grands abattoirs, ces derniers jours.
La question qui nous vient à l’esprit ne peut être que la suivante: la consommation de la viande est-elle concernée par ce phénomène?

En France, à titre d’exemple, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de

l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) déclare qu’il « n’existe aucune preuve que les animaux d’élevage et les aliments qui en sont issus jouent un rôle dans la propagation du virus à l’origine du Covid-19 ».

Le directeur de la santé animale au niveau de la même agence a affirmé au journal Français le Figaro que « des études ont été réalisées sur la volaille et surtout sur le porc qui possède des récepteurs du virus assez proches de ceux chez l’homme. Nos collègues allemands et chinois ont observé que le virus ne se transmettait pas au porc. Pour les bovins, les essais sont en cours, cela prend davantage de temps, mais les récepteurs sont plus éloignés, nous ne sommes pas inquiets. »

De rares exemples d’infections d’animaux domestiques ont été enregistrés. « C’est le cas du chat. Mais il ne produit pas assez de virus pour contaminer l’homme », ajoute Gilles Salvat dans sa déclaration au Figaro.

Il est clair que la viande ne transmet pas le virus mais elle peut être manipulée par une personne malade.
Même dans ce cas l’Anses explique que le risque est limité et surtout il est réduit par la durée entre la production de la viande et sa consommation.

A titre préventif et pour évacuer toutes les doutes, l’agence conseille, dans un avis publié à l’adresse du public de « cuire la viande pendant quatre minutes à 63 °C ». Ce qui permet de détruire le virus.
Le même organisme déconseille de « consommer de la viande crue afin « d’éviter les toxi-infections bactériennes ».

Amayas M

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