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420 cas d’anévrismes traités depuis le mois de mars au CHU de Constantine

L’équipe médicale du Professeur Lotfi Boublata du service de neurochirurgie au CHU Ben Badis à Constantine, prend en charge les différents types d’anévrismes depuis le début de l’année en cours.

Le transfert pour soins à l’étranger est une mesure médicale à caractère exceptionnel, autorisé pour des malades dont les soins ne peuvent être assurés dans une structure sanitaire nationale. « Ce n’est plus nécessaire pour les patients atteints d’anévrismes particulièrement fréquents au niveau des artères cérébrales, où leur rupture entraîne une hémorragie méningée (qui est un accident vasculaire cérébral). Dans tous les cas, la survenue d’une rupture d’anévrisme constitue une urgence absolue, du fait du risque de décès rapide » indique t- on au niveau du CHU de Constantine grâce à l’équipe du Pr Lotfi Boublata : « Notre attitude est motivée par la particularité de notre spécialité qui s’occupe des pathologies tumorales du cerveau et de la moelle épinière qui peuvent à tout moment mettre le pronostic vital et fonctionnel des patients en jeu » explique le neurochirurgien également président du comité pédagogique régional de neurochirurgie de l’Est du pays et secrétaire général de l’association des neurochirurgiens de la Méditerranée (MANS). Précisant que les malades qui nécessitent habituellement un transfert à l’étranger sont actuellement pris en charge au niveau de neurochirurgie notamment les anévrismes artériels cérébraux, les malformations artérioveineuses et les tumeurs difficiles de la base du crâne.

«Depuis le mois de mars, nous avons pris en charge 420 patients dont 220 cas nécessitaient une intervention chirurgicale en urgence du fait du risque de mort imminente » précise-t-il au journal électronique Esseha.
Concernant l’anévrisme cérébral, le spécialiste explique que c’est une dilatation anormale de la paroi d’une artère ou d’une veine au niveau du cerveau constitue une urgence puisqu’elle peut se manifester par une hémorragie. Lorsqu’un traitement est nécessaire, il y a plusieurs modalités thérapeutiques envisageables soit la chirurgie ou le traitement endovasculaire en fonction du type, de la taille, de la configuration de la malformation et de l’état général du patient. « L’exclusion d’un anévrisme ou d’une malformation artério-veineuse nécessite une ouverture du crâne, elle compte parmi les opérations les plus couteuses à l’étranger » annonce le spécialiste.

D’autre part, pour faire face à cette pandémie du coronavirus, une équipe qui assure la consultation des cas suspects de Covid-19 a été formée par un médecin maître assistant, deux médecins résidents, un infirmier et un agent au sein du service neurochirurgie.
« Notre objectif essentiel est de servir les malades mais en contrepartie nous supplions nos concitoyens de respecter les mesures barrières pour lutter contre la propagation du Covid- 19 » insiste-t-il.

De Constantine, Souheila BETINA.

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