10e congrès euro-africain d’allergologie et d’immunologie clinique : L’asthme et la rhinite allergique viennent en tête des maladies allergiques répandues en Algérie

«L’asthme et la rhinite allergique viennent en tête des maladies allergiques répandues en Algérie à hauteur de 80 %, a déclaré le chef de service de Pneumo-Allergologie au CHU Issad Hassani de Beni Messous (Alger), Pr. Habib Douagui, tout en précisant que « 4 % des adultes sont atteints d’asthme et 8 % des enfants d’asthme bronchique, et ce en marge du 10e congrès euro-africain d’allergologie et d’immunologie clinique qui s’est tenu  à Alger.

Le Pr Douagui a appelé à la mise en place d’un programme national pour la prise en charge de ces maladies, à l’instar des autres spécialités et a souligné la nécessité d’ouvrir des unités référentielles pour prendre en charge les maladies allergiques à l’est, l’ouest et le sud du pays, et ce à l’instar de l’unité de l’hôpital de Beni Messous ».

Pr Douagui a mis l’accent sur « la nécessité de lutter contre le tabagisme qui pollue aussi bien l’environnement extérieur que l’intérieur des maisons, induisant des complications des maladies respiratoires et allergiques ».

Pour élargir la prise en charge de ces maladies complexes, le spécialiste a affirmé qu’outre la répartition de 300 allergologues à travers le pays, le ministère a introduit le diplôme d’études spécialisées dans ces maladies au profit des médecins généralistes pour soigner toutes les catégories de la société dans les régions éloignées des établissements hospitaliers.

 

L’enfant né par voie basse est plus exposé aux maladies d’asthme et allergiques

Selon le Pr. Couderc Louis Jean, l’enfant né par voie basse est plus exposé aux maladies d’asthme et allergiques lorsqu’il atteint l’âge de l’adolescence, que l’enfant né par césarienne et dont la mère prend des antibiotiques.

Le Dr. Tcherakian Colas de l’Hôpital Foche en France a, de son côté, fait savoir, que les études ont prouvé que les maladies respiratoires en Allemagne, à titre d’exemple,  » diffèrent d’une région à une autre. Ceci est du, selon le spécialiste, à l’existence d’insectes et de cafards à l’intérieur des maisons, outre la pollution industrielle, ce qui prouve que l’environnement joue également un rôle important dans l’apparition de ces pathologies, en sus du facteur génétique et du mode de vie de la population ».

 

 

Manque de moyens pour la prise en charge de ces pathologies  

Le Pr. Yacouba Toloba du CHU de Bamako et président de la Société africaine de pneumologie de langue française (SAPLF), a précisé qu’ « en dépit du manque de moyens et de l’absence de la sécurité sociale pour prendre en charge ces pathologies, notamment, l’asthme qui représente un taux de 10% dans son pays, il n’en demeure pas que le Mali avait inclus la maladie sur la liste des maladies respiratoires et du Syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA).

Pr. Yacouba du CHU de Bamako et Dr. Dan Aouta Maizumba, chef de service de pneumologie au CHU de Niamey, ont relevé la prolifération des maladies respiratoires et de l’asthme dans leur pays respectifs, ainsi que le manque de moyens pour leur prise en charge, tout comme le reste des pays africains.

Les spécialistes des deux continents africain et européen ont été unanimes à indiquer que « l’échec du traitement chez plusieurs patients atteints par ces pathologies est dû, en premier degré, au fait que ces patients n’acceptent pas la maladie ». De plus, poursuit le même spécialiste, certains malades en  Afrique recourent au remède traditionnel, en raison du coût onéreux des médicaments, d’une part et des mentalités, d’autre part.

Asma Hassam

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